You can't stop the Music playin'on ( ou petit voyage dans no

Pour parler de musique, de cinéma, de peinture etc. Une seule rubrique par thème, SVP...
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Guy Bonnardeaux
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Re: You can't stop the Music playin'on ( ou petit voyage dans no

Message par Guy Bonnardeaux » lun. 3 sept. 2018 12:57

Dernier message de la page précédente :

Je souhaite que pour une fois ce soit une réussite et j'espère que tu ne seras pas déçu :pouce:

L'adaptation au cinéma est une chose compliquée. Pour ce qui me concerne, en BD, cela ne fonctionne pas bien, je l'ai écrit. Mais au niveau littérature, cela va mieux mais n'est pas toujours un succès non plus.

J'y pense parce que je viens de relire pour la 250ème fois sans doute ;) , Un Taxi Mauve, de mon écrivain favori, Michel Déon. Et je me souviens du film d'Yves Boisset avec Charlotte Rampling, Philippe Noiret, Fred Astaire, ... Le film était bien fait, bien joué et évoquait pas mal l'ambiance du roman mais il était matériellement impossible d'y rendre toutes les facettes du roman en deux heures d'images. Les interminables histoires racontées par Taubelman ( campé dans le film par Peter Ustinov ), les pensées philosophiques glissées par l'auteur, les rêves du héros et un tas de passages importants ne sont pas dans le film, c'était simplement impossible, il aurait fallu faire un film de 4 heures au minimum. Néanmoins, les scénaristes ( parmi lesquels Michel Déon lui-même ) et le réalisateur avaient réussi une performance plus qu'honorable et le film est bon.

Je me souviens par contre d'un film qui suivait quasi page par page le roman dont il s'inspirait, La Maison Russie avec Sean Connery. Fabuleuse adaptation et grosse performance !

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Re: You can't stop the Music playin'on ( ou petit voyage dans no

Message par aristide hergé » lun. 3 sept. 2018 16:15

Guy Bonnardeaux a écrit :
dim. 2 sept. 2018 14:58
Il y a très longtemps, Tintin et le mystère de la Toison d'Or m'avait beaucoup plu ( j'avais autour de 10/12 ans je ne sais plus ) et me plait encore parce qu'il y a de belles images d'Istambul, de la Grèce ( c'est sans doute de là que vient mon attirance pour ce pays ) et que c'est gai, enlevé ET avec un scénario original. Mais je n'ai jamais vu le suivant et n'y tiens pas.

Celui-là mis à part, je n'ai jamais été attiré par les adaptations cinéma de B.D., j'estime que la B.D. a une vie, un rythme, des situations bien à elle, on la relit, on revient sur des pages, des images, des dialogues ou des textes et que le cinéma ne rendra probablement jamais ce qu'elle nous apporte. Comment a t'on pu imaginer que l'on allait rendre correctement au cinéma le monde de Gaston, par exemple ?? Les Astérix ne m'attirent pas non plus et pourtant les acteurs défilent.

La B.D c'est la B.D, le cinéma le cinéma.
Je plussoie à 100 % avec notre ami Guy ! :pouce:
En ce qui concerne "Tintin et le mystère de la toison d'or", je m'en souviens très bien : j'étais allé le voir avec mes parents au cinéma de Saint-Flour et je l'ai trouvé, lors de ses rediffusions à la télé, très fidèle à l'esprit ! :pouce:
Par contre, le suivant "les oranges bleues" ne vaut pas une cacahuète ... :twisted:
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Re: You can't stop the Music playin'on ( ou petit voyage dans no

Message par aristide hergé » lun. 3 sept. 2018 16:17

Guy Bonnardeaux a écrit :
lun. 3 sept. 2018 12:57
Je souhaite que pour une fois ce soit une réussite et j'espère que tu ne seras pas déçu :pouce:

L'adaptation au cinéma est une chose compliquée. Pour ce qui me concerne, en BD, cela ne fonctionne pas bien, je l'ai écrit. Mais au niveau littérature, cela va mieux mais n'est pas toujours un succès non plus.

J'y pense parce que je viens de relire pour la 250ème fois sans doute ;) , Un Taxi Mauve, de mon écrivain favori, Michel Déon. Et je me souviens du film d'Yves Boisset avec Charlotte Rampling, Philippe Noiret, Fred Astaire, ... Le film était bien fait, bien joué et évoquait pas mal l'ambiance du roman mais il était matériellement impossible d'y rendre toutes les facettes du roman en deux heures d'images. Les interminables histoires racontées par Taubelman ( campé dans le film par Peter Ustinov ), les pensées philosophiques glissées par l'auteur, les rêves du héros et un tas de passages importants ne sont pas dans le film, c'était simplement impossible, il aurait fallu faire un film de 4 heures au minimum. Néanmoins, les scénaristes ( parmi lesquels Michel Déon lui-même ) et le réalisateur avaient réussi une performance plus qu'honorable et le film est bon.
Là encore je plussoie à 100 %, et je regrette que cet excellent film ne soit pas rediffusé de temps en temps au lieu de certaines daubes vues et revues ! :colere:
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Re: You can't stop the Music playin'on ( ou petit voyage dans no

Message par Guy Bonnardeaux » mar. 9 oct. 2018 16:10

Voici la suite et la fin de ma petite étude consacrée aux Moody Blues dont je publiais la première partie ici page 102, le 30 juin 2018...

2

Le groupe allait-il réussir à faire mieux ou, à tout le moins, aussi bien avec le successeur de Days of Future passed ? Le défi à relever était de taille et nous ignorions encore si les Moody Blues et leur producteur Tony Clarke étaient en mesure de se montrer créatifs tout en proposant autre chose qu’un redite de l’album-phare qu’ils venaient de réaliser…

Le 29 juillet 1968 sort enfin In Search of the Lost Chord ( En quête de l’accord perdu ). A nouveau un très grand disque ! Emballé dans une autre pochette d’exception, portée par un tableau de Philip Travers, un artiste très imaginatif et talentueux avec lequel les Moodies vont se lier pour toute une série d’albums importants, en groupe ou en solo.
Image https://www.pinterest.com/tomshieh/phil ... um-covers/ La composition de Travers est à la fois mystérieuse et allégorique. Mystérieuse – avant l’écoute du disque – parce qu’elle met en scène un fœtus, un crâne et ce qui semble être un pénitent qui s’élève petit à petit vers la lumière symbolisée par un soleil à visage humain. Allégorique parce que le peintre sans aucun doute inspiré par les mots et la musique, a voulu illustrer son propos par la notion de parcours de vie : un enfant va naître, il va vivre sa vie et la terminer, son âme va connaître ensuite une période d’attente ( le purgatoire du monde chrétien ? ) pour accéder à l’éternité, la sérénité, la lumière, le nirvana… La toile peut être interprétée de différentes manières mais toutes font référence à l’atmosphère mystique qui prévalait à l’époque dans le milieu musical avec de constants apports de culture orientale et autres.

Le disque, en tous cas, a eu pas mal d’impact sur beaucoup de monde, notamment dans le milieu hip et underground et Justin Hayward raconte dans un interview à quel point les cinq musiciens étaient stupéfaits de voir tant de jeunes chercher dans cet album un message qui ne s’y trouvait pas vraiment, les Moodies avaient 25 ans, ils faisaient de la musique dans l’air du temps et avaient suivi leur inspiration sans réellement vouloir propager un message quelconque.

L'objet est proposé dans une pochette « ouvrante » dont le volet 2 reprend les titres des deux faces et liste tous les instruments utilisés par chacun des membres du groupe. Car, importante différence avec le précédent enregistrement, il n’y a pas ici d’orchestre symphonique, le moindre son ( et il y en a beaucoup sortis des guitares, claviers, mellotron, violoncelle, flûtes et instruments à vent, sitar, tabla, timpani, drums et percussions… ) est produit par Justin, Ray, Mike, John et Graeme. Et c’est assez remarquable. Les seules similitudes que l’on peut souligner entre les deux disques ( et ceux qui vont suivre ) sont l’insertion de poésies écrites et dites par Graeme Edge et la qualité de l’ensemble.

Sur le volet 3 de la pochette on trouve un Mandala, des définitions de Mantra et Yantra et une partie des vers de Graeme Edge qui introduisent le dernier morceau de l’album. Les auteurs précisent aussi qu’on entend par OM, à prononcer Aum, « Dieu », « Tout », « Vivant » » ou encore « la réponse ». Des notions qui, si elles sont bien connues aujourd’hui, ne l’étaient pas particulièrement à l’époque pour un jeune public qui découvrait tout cela et commençait à s’intéresser aux philosophies orientales. On peut dire que les Moody Blues ont apporté une contribution certaine à l’éveil des uns et des autres.

Le disque peut être vu comme une exploration, un voyage dans le passé et le présent de ces philosophies, croyances et modes de pensée, dont les moteurs sont une musique très influencée par les ragas, les recherches musicales de George Harrison, Ravi Shankar et la poésie.

Après le Departure donné par Graeme Edge, John Lodge nous emmène dans l’engin à découvertes ( Ride my See-Saw ). Seesaw est l’un des mots qui désignent en anglais une balançoire mais il signifie aussi une bascule, un mouvement de bascule, de va-et-vient. C’est encore un verbe : jouer à la bascule et, pour une machine ou une pièce de machine, basculer ou osciller. L’image de basculer dans l’inconnu, de va-et-vient, de retours, de nouveaux départs vers l’avant a sous doute prévalu dans le choix du mot. Le see-saw lancé, Ray Thomas entame un dialogue avec le Dr Livingstone et le Capitaine Scott ( Dr livingstone, I presume ) avec dans la chanson un leitmotiv : nous cherchons tous quelqu’un… OM ?

Ray toujours et John Lodge se partagent alors un grand moment du disque qui occupe la moitié de la face 1 : House of Four Doors/Legend of A Mind/House of Four Doors part 2. Une maison dans laquelle des portes sont à franchir pour accéder aux découvertes. L’une de ces portes ouvre sur Legend of A Mind, une chanson consacrée à Timothy Leary, écrivain, neuropsychologue devenu par ailleurs célèbre pour ses combats en faveur du LSD et son slogan Turn on, tune in, drop out ( branche-toi, mets-toi au diapason, abandonne, soit abandonne la société telle qu’elle est, sois en marge ). Un slogan qui en disait long sur sa manière de voir les choses…

A l’époque, Timothy Leary a embrigadé Allen Ginsberg ( cf Jack Kerouac, Dylan, les Merry Pranksters, les beats … ) dans ce qu’on a défini comme étant le mouvement psychédélique au sein duquel se côtoyaient des scientifiques comme John Cunningham Lilly ou Richard Alpert de Harvard ( connu sous le pseudonyme de Baba Ram Dass )… Tous ces scientifiques entreprennent beaucoup de recherches sur l’action du LSD jusqu’à ce que les ennuis commencent pour eux avec l’interdiction de la substance. Leary fut d’ailleurs arrêté par le F.B.I., il réussit à s’évader et quitter les Etats-Unis avec l’aide d’un mouvement radical ( Weathermen ). Il se mêle aux Black Panthers et sera finalement repris en Afghanistan en 1974. Libéré en 1976 après avoir coopéré avec le F.B.I , il décédera en 1996 à Beverly Hills…

A noter encore que Leary a écrit, en collaboration avec Ralph Metner et Richard Alpert, The Psychedelic Experience, ouvrage basé sur le livre des morts tibétain. Tomorrow Never Knows des Beatles sur l’album Revolver s’en inspirera.

Quoi que pouvaient penser Leary et ses adeptes, il faut souligner que le LSD a fait de terribles ravages chez beaucoup de gens. Certains ne s’en sont jamais remis comme le regretté Syd Barrett. Toutes ses théories insensées étaient donc bien fumeuses et dangereuses.

Dans Legend of A Mind, Ray Thomas offre un superbe solo de flûte sur une musique très inspirée par les sons indiens et c’est très beau. Le texte raconte que :

Timothy Leary est mort
Non, non, non,
Il est dehors
Et regarde vers l’intérieur…


Et dans la seconde partie de House of Four Doors, passée la dernière porte, nos explorateurs se retrouvent dehors eux aussi … On peut sans doute interpréter cette chanson comme l’histoire d’un trip ce qui, à l’époque, était souvent évoqué dans la musique.

Dehors, ils se retrouvent nulle part jusqu’à ce qu’une petite lueur leur montre le chemin à suivre, pour accéder à la vie rêvée, au paradis ?

La face 2 débute par une très belle chanson de Hayward qui, sans rencontrer le succès planétaire de Nights in White Satin, a malgré connu son temps de gloire et marqué les mémoires. Le poétique Voices in the Sky évoque les émerveillements d’un enfant qui entend les oiseaux dans le ciel, la voix d’un vieil homme, le bruit de la mer jusqu’à ce que :

Le temps du jeu
Est presque terminé
La cloche est sur le point de sonner


Le rêve, toujours le rêve dans la chanson suivante tout au long de laquelle Mike Pinder nous dit que c’est par la pensée que l’on voyage le mieux, The best Way to travel. Suivent deux superbes plages signées Hayward/Thomas pour la première, Visions of Paradise et Hayward seul pour The Actor. Deux chansons très belles, mélodieuses, apaisées qui mènent au texte de Graeme Edge pour qui nous cherchons tous quelque chose, ce fameux accord, il termine sa narration par :

Nommer cet accord
Est important pour certains
Alors ils lui donnent un nom
Et ce nom est OM


Vient alors le grand final intitulé OM, lui aussi très indien musicalement et l’on comprend que les explorateurs ont atteint leur objectif, sont arrivés au bout de leur quête, les voix s’élèvent, de plus en plus haut, de plus en plus lointaines comme pour rejoindre ce soleil présent sur le tableau de Phil Travers…

Le disque terminé on a bien envie de l’écouter encore parce que In Search of the Lost Chord déborde de trouvailles et de climats apaisants et est une petite merveille musicale…

Le suivant est tout aussi beau et une fois de plus le groupe ne tombe pas dans le piège de la répétition puisque On the Threshold of A Dream ( Au seuil du rêve ) ne fait plus référence à la musique indienne.
Image Les compositions sont une fois de plus de haut niveau et l’idée générale est de décrire diverses facettes de la vie avec notamment une évocation de la résistance au « système » qui tend à broyer les particularités de l’individu pour le fondre dans un moule et en faire un mouton. Cette notion est parfaitement décrite dans l’introduction ( In the Beginning ) que, les plus anciens s’en souviendront, j’évoquais en lançant la présente rubrique You can’t stop the Music… le 16 février 2012 déjà :

viewtopic.php?f=59&t=487

L’establishment qui veut tout contrôler ( « 1984 » de George Orwell n’est pas loin ) et qui tente d’abêtir son interlocuteur qui lui répond qu’il EST, qu’il a une personnalité propre. Le système prétend le contraire se fait menaçant et lui déclare qu’il possède des miles et des miles de papier ( nous sommes en 1969 ) d’archives imprimées reprenant la vie du quidam de ses ancêtres et de leurs actes et qu’au fond, dans le système, il n’est qu’un peu d’encre magnétique … L’autre résiste et Graeme Edge l’encourage dans un nouveau poème qui ouvre le disque….

Une fois encore l’emballage de l’album est superbe avec sur toute la surface des deux volets du cahier une autre belle œuvre de Philip Travers qui représente, sur un fond bleu profond, la fameuse machine qui prétend nous diriger et nous contrôler. Mais le peintre montre aussi que cette machine rencontre de la résistance en ajoutant sur ses tentacules un arbre et ses feuilles, un œil, une oreille et une rose fleurie car les mages représentés par Merlin ( évoqué dans l’album ) veillent sur l’homme ( à droite de la toile ) et que le grand aigle blanc venu du nord ( dont parle Graeme dans son second texte sur la face 2 ) fond sur la machine. Et puis, à gauche du tableau, sur la mer de cristal, les galions blancs mènent au château féérique de Camelot et Guinevere et démontrent ainsi qu’en dépit des contraintes, l’homme peut encore rêver…

La pochette contient aussi un très beau cahier reprenant tous les textes des chansons rédigés en belles anglaises ( ou copperplates ). Une fois encore, tout est soigné…

Tout ce que peut vouloir faire l’homme est évoqué dans cette œuvre. Le plaisir de revoir un ami ( le message s’adresse peut-être aux fans qui retrouvent les Moodies avec ce nouveau disque ) Lovely to see you, le dialogue entretenu avec un journal personnel ( Dear Diary ), le dimanche anglais après-midi après déjeuner ( Lazy Day ), un rêve de Justin Hayward sur une merveilleuse musique qui crée un climat de douceur extrême ( Are you sitting comfortably ? ) et la sortie du rêve avec, après le texte de Graeme Edge, une belle composition en deux parties, séparées par une mini symphonie, de Mike Pinder…

Pari réussi une fois encore, le groupe avait sorti un autre œuvre d’exception…

Les beaux disques vont s’enchaîner avec chaque fois de petites merveilles réparties sur chacun des albums présentés dans des pochettes superbes ( jusqu’à Octave qui marque la fin de la collaboration du groupe avec Philip Travers ).

Il y a de bien belles chansons sur tous, sans exception : Floating, Eyes of A Child, Watching and waiting, The Story in your Eyes, Melancholy Man, In my World …

Voici un lien vers les pochettes de l’ensemble :
http://www.moodybluestoday.com/music/

Chaque membre du groupe sortira également quelques bons disques en solo. Ou encore en duo comme cette très belle collaboration entre Justin Hayward et John Lodge, Blue Jays
Image Aujourd’hui, en 2018, les trois derniers membres ( Edge, Hayward, Lodge ) tournent toujours autour du monde avec un groupe de musiciens supplémentaires et, comme tout le monde, ils ressortent des éditions revisées, luxes, … de toute la discographie.

Les Moody Blues sont assurément un monument de la musique dite populaire. Ils ont créé de la beauté, du rêve, des trouvailles sonores sur une série de belles œuvres qui ont apporté – et apportent encore – à leurs fans beaucoup de plaisir et de bonheur.

N’est-ce pas cela l’important ?
Modifié en dernier par Guy Bonnardeaux le mer. 10 oct. 2018 10:01, modifié 1 fois.

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Re: You can't stop the Music playin'on ( ou petit voyage dans no

Message par aristide hergé » mar. 9 oct. 2018 17:25

Encore un tout grand merci, cher Guy, pour ce post très enrichissant ! :pouce:
Je vais écouter ces disques avec une oreille nouvelle ! :D
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Re: You can't stop the Music playin'on ( ou petit voyage dans no

Message par S.S.S. » mar. 9 oct. 2018 17:34

Pas mieux :pouce:
Pour qu'il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes :clown:

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Re: You can't stop the Music playin'on ( ou petit voyage dans no

Message par Boy » mar. 9 oct. 2018 18:05

:D :pouce: MERCI Guy!!! ;) :kiss3:
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Re: You can't stop the Music playin'on ( ou petit voyage dans no

Message par lagon requin » mar. 9 oct. 2018 23:11

Merci Guy :kiss3: :shock:
je rêve d'un train très grand où la paix voyage avec tous les enfants et que nous puissions voir les spectacles de l'amour où on nous donne de l'affection.
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Re: You can't stop the Music playin'on ( ou petit voyage dans no

Message par yan59 » mer. 10 oct. 2018 22:28

Que de connaissances musicales !
Tu m'étonnes à chaque fois, Guy !
Arriver à la cinquantaine a des avantages et des inconvénients : on ne reconnaît plus les lettres de près, mais on reconnaît les cons de loin !

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Re: You can't stop the Music playin'on ( ou petit voyage dans no

Message par Guy Bonnardeaux » jeu. 11 oct. 2018 11:25

Merci les amis, je suis content que cela vous plaise :)

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Re: You can't stop the Music playin'on ( ou petit voyage dans no

Message par Guy Bonnardeaux » mer. 31 oct. 2018 13:14

La suite…
L’O.V.N.I. …
Image Ces années soixante, surtout en seconde partie, étaient exceptionnelles en matière de création artistique. La littérature, les Arts, le cinéma, la Bande dessinée étaient eux aussi attrayants, beaucoup de choses nouvelles nous interpellaient et la musique quant à elle évoluait de belle manière.

Les esprits s’ouvraient à d’autres cultures et, curieux de tout, nous découvrions, au-delà de la musique dite pop ambiante, des styles différents dont nous n’avions pas ou peu connaissance et qui souvent nous intéressaient à leur tour. Nous avions une envie d’écoute de tous ces disques qui proposaient des choses qui nous émouvaient. Pas seulement dans le cadre de nouveautés mais d’anciennes productions également, des musiques qui s’avéraient parfois être à l’origine de ce que nous entendions habituellement.

Nous étions un petit groupe de passionnés qui échangeaient, partageaient les connaissances et découvertes. L’un d’entre nous, un peu plus âgé, possédait une extraordinaire collection de disques de jazz de styles classique, swing, moderne, expérimental et même free. Je me souviens que nous écoutions religieusement, sans y comprendre grand-chose mais nous suivions, les premiers albums d’Archie Shepp comme Ju Ju et que nous en étions impressionnés. Même chose pour les disques plus classiques sur lesquels nous trouvions du blues instrumental qui nous ravissait car nous étions tous passionnés par le blues. Ce copain jazzfan était moins au fait de la musique du Swinging London ou de la Californie et nous l’informions sur ces styles comme lui nous éduquais sur d’autres choses. C’était magique.

Les médias ont défini cette période sous le vocable psychédélisme pour diverses raisons que tout le monde connait. La musique qui en résultait s’avérait très élaborée par rapport à ce que nous avions connu précédemment. Les sons changeaient, la longueur des plages des disques s’allongeait, les pochettes devenaient des œuvres picturales et la guitare et ses nouveaux effets spéciaux créaient le son du temps.

Les Beatles avaient ouvert une brèche dans laquelle s’engouffraient joyeusement musiciens, compositeurs, producteurs, maisons de disques, éditions musicales, journaux et revues spécialisés. Les émissions de radio changeaient elles aussi. Je n’écoutais plus SLC mais le Pop-Club de José Artur le soir, tard. Par contre, en journée, j’étais la plupart du temps branché sur Radio London, l’une de ces stations dites pirates qui émettaient depuis les eaux internationales au large des côtes britanniques comme Caroline ou Veronica. Ces stations étaient supportées par des publicitaires et diffusaient tous les bons disques plusieurs fois par jour. Bémol à la clé, elles étaient dans le collimateur des autorités officielles anglaises ou hollandaises et les émissions étaient souvent brouillées, le son allait et venait… Qu’à cela ne tienne, on pouvait toujours découvrir de bonnes choses.

C’est à l’écoute de Radio London, qu’un midi que j’étais rentré du bahut pour déjeuner, j’ai été enthousiasmé par Penny Lane … et sur le moment je n’avais pas reconnu les Beatles ni le titre exact, m’imaginant que la chanson faisait référence à l’ancien Moody Blues, Denny Laine…

C’est sur cette antenne également que je L’ai entendu Lui pour la première fois, sans rien connaître du personnage ni du groupe qui l’accompagnait.

Hey Joe m’a littéralement secoué. Jamais encore, je n’avais rencontré un son si puissant, une guitare mirobolante, une voix inhabituelle, une basse vrombissante et un batteur qui jouait de son kit comme d’un instrument en lui-même et non pas pour uniquement marquer le tempo.

Dans la foulée, je L’ai vu un soir, dans une émission de télévision qui passait de temps à autre avec de la bonne musique ( mais pas en live ). ]Jimi Hendrix, Noël Redding et Mitch Mitchell étaient filmés dans un bois, le guitariste vêtu d’une veste militaire de l’époque des hussards appuyé contre un arbre, tous les trois porteurs de coiffures style afro… C’était une vision totalement inédite. Et toujours ce Hey Joe qui me chamboulait.

Je me suis précipité chez le disquaire le lendemain pour y acheter un E.P. de 4 morceaux : Hey Joe/Stone Free/51st Anniversary/Can you see me. Magique ! Le disque tournait sur mon électrophone, tournait, tournait… Il était le sujet de toutes les conversations, des articles dithyrambiques lui étaient consacrés dans la presse rock… et j’ai toujours ignoré, jusqu’à récemment, que Jimi Hendrix Experience, encore balbutiant et pratiquement inconnu, s’était produit pas loin de chez moi…

Dans la foulée est sorti Purple Haze. Autre chose encore. Des sons incroyables. Des paroles étonnantes comme ‘scuse me while I kiss the sky …

J’ai ensuite découvert le premier album ( qui ne contenait ni Hey Joe, ni Purple Haze ) qui demeure un monument du genre. Même aujourd’hui, ce disque n’a pas pris une ride. J’ai encore en mémoire le jour de cet achat. Le tramway que j’empruntais tout le temps pour mes déplacements à la ville ne me paraissait pas rouler assez vite pour me déposer à mon arrêt et me permettre de courir chez moi pour écouter l’album dont je dévorais la pochette des yeux, entourés des autres voyageurs qui devaient me prendre pour un phénomène bizarre. Aucune d’importance.
Image Are You Experienced ? est un disque hors du commun, un jalon incontournable dans l’histoire de la musique dite rock. Rien n’est de qualité inférieure, tous les morceaux apportent quelque chose en nous montrant de différentes manières à quel niveau élevé étaient déjà les qualités techniques de Jimi Hendrix, compositeur par ailleurs de toutes les chansons dont les titres sortaient eux aussi de l’ordinaire :

Foxy Lady
Manic Depression
Red House
Can You See Me
Love or Confusion
I Don’t Live Today


May This Be Love
Fire
3rd Stone From the Sun
Remember
Are You Experienced ?


Des moments musicaux inhabituels, mystérieux parfois ( 3rd Stone From the Sun ), forts, avec un son énorme et des soli de guitare époustouflants.

J’ignore aujourd’hui le nombre d’écoutes dont ce vinyl a fait l’objet sur mon pick-up. Des centaines, sans doute, avec des remises du bras portant le saphir sur des passages bien précis, à tel point que l’album s’est retrouvé craquant, griffé et que j’ai fini par devoir le remplacer.

Dans notre groupe d’amateurs qui nous intéressions à toutes les musiques, nous étions des inconditionnels de Jimi. Nous discutions des morceaux, des envolées instrumentales. Nous comparions les mérites des uns et des autres parmi tous ces groupes que nous suivions de près : Cream, John Mayall’s Bluesbreakers, Pink Floyd, Ten Years After, Soft Machine, Blue Cheer et combien d’autres encore… En effet, cela ne s’arrêtait jamais, tous les jours ou presque de nouveaux ensembles apportaient d’autres sons, d’autres trouvailles : Iron Butterfly, Doors, Procol Harum, Traffic, Moody Blues, Fleetwood Mac, Kinks, Savoy Brown…

Jimi lui déboulait au milieu de tout cela, faisait l’unanimité parmi ses pairs ( et effrayait même par son talent des virtuoses comme Eric Clapton ) et était entré dans mon univers tel un voyageur spatial arrivé sur terre dans son engin encore inconnu…

Sa technique instrumentale unique pour le temps était le fruit d’un don évidemment mais aussi, comme toujours, d’un travail forcené, de mois, d’années de pratiques à titre d’accompagnateur de quantités de vedettes ( qu’il n’était pas encore quant à lui ) tout au long de tournées éprouvantes. Sideman de stars comme B.B. King, Sam Cooke, Solomon Burke, Chuck Jackson, Jackie Wilson, Joey Dee ( vous vous souvenez du film Peppermint Twist ? ) ou encore Ike & Tina Turner, Little Richard, Curtis Knight…

Son destin changea le jour où l’ex-bassiste des Animals devenu producteur ( il s’occupera plus tard de Slade notamment ), Chas Chandler et son pote Mike Jeffrey ( qui était le manager des Animals) eurent l’idée de génie de faire venir le prodige en Angleterre. C’était parti.

Chas Chandler possédait une importante collection de bouquins de science-fiction dans laquelle était constamment plongé Jimi, un intérêt qui explique peut-être les thèmes et les univers qui constituent la trame de bien des plages enregistrées en compagnie de l'Experience, le groupe mis en place par Chandler et constitué de Noël Redding ( basse ) qui fondera plus tard Fat Mattress et Mitch Mitchell ( drums ), qui avait accompagné nombre de musiciens et participé à des sessions avec les Pretty Things, les Who ( avant l’arrivée de Keith Moon ), Georgie Fame...

Une plage comme 3rd Stone from the Sun sur le premier album est un parfait exemple de l’amplitude de la vision musicale de Hendrix. Un morceau à peu près instrumental uniquement, d’une certaine longueur et dans lequel un nombre imposant de sonorités, de tempos différents s’enchaînent pour arriver au final au cours duquel Hendrix sous-entend qu’après cela nous n’entendrons plus la musique de la même manière. Ce titre est un voyage sonore dans un monde inconnu où il semble que des volcans entrent en éruption, provoquent des explosions, que des vents violents soufflent sur la surface de cette planète que nous devinons être celle du rêve décrite avec une succession de moments musicaux forts, agités et puis tout à coup l’apaisement, comme un atterrissage… Si Hendrix est sublime dans sa création, les deux autres musiciens ne sont pas en reste de virtuosité et leur apport permet cette alchimie issue de trois talents qui aujourd’hui encore m’impressionnent.

I Don’t Live Today est un autre morceau de bravoure aux paroles significatives qui démontrent que Jimi est dans un autre temps, un autre espace. La fin de ces quelques minutes de folie est étonnante une fois encore sur les plans sonore et rythmique.

Nous étions en plein British Blues Boom, deuxième période, et un musicien de la trempe de Jimi se devait d’inclure un moment bluesy sur son disque. Red House est là pour cela et c’est encore une fois, un grand moment musical avec une sonorité totalement différente de l’ensemble de l’album.

La face 2 se termine par cette interrogation : Are You Experienced ? Avec une guitare dont on semble frotter le manche contre un amplificateur avant que la musique n’atteigne encore et toujours un sommet d’invention indiscutable. La question qui constitue le titre est peut être une interrogation du musicien quant à notre état d’esprit après l’écoute du disque. L’un des grands amis de Jimi, Eric Burdon, répondra sur l’un de ses albums Yes I am Experienced

Je l’ai déjà écrit ailleurs dans ce travail. Pour ce qui me concerne, Are You Experienced ? fait partie de ces quelques albums qui ont changé la musique au même titre que Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles, Days of Future Passed des Moody Blues, The Piper At the Gates of Dawn du Pink Floyd, les albums électriques de Dylan Highway 61 Revisited et Blonde on Blonde, les premiers Doors, Disraeli Gears de Cream et l’irruption de Led Zeppelin…

L’industrie fabriquait des pédales de distorsion, wah wah, flange, … sur les indications de Hendrix, des accessoires qui lui permettaient de malaxer les sons, de les triturer, les façonner, en faire quelque chose d’unique qui donne parfois l’impression que 100 guitaristes sont réunis sur un même thème. La production de Chandler et de son équipe est évidemment aussi pour une part importante dans ces démarches de création permanente.

Axis : Bold as Love, avec sa pochette indienne, le second album, est un autre monument. Plus travaillé que le premier disque, plus soigné, maîtrisé au niveau du son aussi. Peut-être avec le recul, l’œuvre la plus aboutie du musicien et de son équipe.
Image Une fois encore les titres des plages ne sont pas habituels :

EXP
Up From the Skies
Spanish Castle Magic
Wait Until Tomorrow
Ain’t No Telling
Little Wing
If Six Was Nine


You’ve Got Me Floating
Castles Made of Sand
She’s So Fine
One More Rainy Wish
Little Miss Lover
Bold As Love


EXP est présenté comme une station de radio sur laquelle un animateur ( Mitch Mitchell ? ) interroge un voyageur venu de l’espace, en l’occurrence évidemment Hendrix dit Mr Curser, et lui demande si des soucoupes volantes existent réellement ( en jouant avec les mots saucisses et saucers ). Mr Curser répond que comme tout le monde devrait le savoir, on ne peut croire que ce que l’on voit et entend. Il s’excuse ensuite car il doit reprendre son voyage et à la stupéfaction de l’interviewer, les sons se déchaînent alors et l’auditeur croit entendre un engin spatial qui prend son envol vers des contrées galactiques inconnues. La musique se fond ensuite en une belle mélodie rythmée à la pédale wah wah…

Une fois de plus, tous les morceaux sont de qualité. La face A se termine cependant sur une plage d’exception, If Six Was Nine, dans laquelle le compositeur pose des questions : que se passerait-il si six devenait neuf, si tous les hippies se coupaient les cheveux, si les montagnes s’effondraient dans la mer, si le soleil refusait de briller … Il ajoute qu’il ne se sent pas concerné, qu’il a son propre monde à gérer et qu’il ne va certainement pas « nous » copier. Déjà, peut-être, une interrogation pointue sur ce que nous faisions de la planète… Tout cela enrobé d’une ambiance musicale oppressante, un son qui varie de tonalités et finit en feu d’artifice …

Cette face A compte aussi une autre perle, d’un genre différent, d’une délicatesse et d’une subtilité harmonique superbes. Little Wing sera d’ailleurs reprise par quantités d’artistes.

D’autres gemmes occupent la face B avec un condensé impressionnant de trouvailles sonores et rythmiques qu’il sera désormais difficile de dépasser.

Et l’album se termine par un autre bijou, Bold As Love, qui débute tout en douceur pour se terminer par un nouvel effet de décollage vers l’espace avec un son qui va, revient, repart comme si de cette manière, Jimi Hendrix, arrivé à la station EXP en débutant le disque, repartait vers les espaces infinis.

Inouï.

Le musicien avait sans doute pris son envol à la fin de Bold As Love pour nous concocter un troisième album, double celui-là, chef d’œuvre incontestable numéro trois, Electric Ladyland, dont la pochette originale montrant une série de femmes dénudées avait été bannie et remplacée à l’époque où ce genre de chose était mal vu.
Image Tout le disque est une fois de plus excellent. Démesuré même dans sa qualité parfois. Beaucoup de grands noms interviennent dans certains morceaux Jack Casady du Jefferson Airplane, Brian Jones, Al Kooper, Chris Wood de Traffic…

Il contient trois sommets incontestables.

Voodoo Chile. Long blues bourré de changements de rythme, de soli, avec l’apport exceptionnel de Stevie Winwood à l’orgue Hammond. Une fois de plus, l’auditeur a le sentiment de se trouver par moment au milieu de volcans en irruption tant les sons sont extraordinaires et puissants.

Rainy Day Dream Away/1983 ( A Merman I Should Turn to Be/Moon, Turn the Tides… Gently Gently Away occupe toute la face 3 en une longue suite qui débute par un solo de saxophone ( Freddie Smith ) qui se fond dans une démonstration wah wah puissante avant que le groupe ne nous emmène à nouveau dans un voyage de rêve avec sons spaciaux, changements de rythme, … De toute beauté comme l’est le thème principal lui-même, puissant, large, planant.

Le troisième temps fort est une superbe version de All Along the Watchtower de Bob Dylan. Le prix Nobel qu’est devenu le Zim à lui-même déclaré qu’ il s’agissait ici de la meilleure adaptation de sa composition. C’est dire…

Les premiers singles et E.P, ces trois albums que nous venons d’évoquer constituent une œuvre monumentale de l’Histoire de la musique. A jamais.

J’ai en effet le sentiment que par la suite, l’inspiration du grand musicien s’est modifiée et il n’a, selon moi, plus jamais atteint des sommets aussi ambitieux que ceux de ces premiers disques.

Band of Gypsies est bon, mais sans plus pour ce qui me concerne, au même titre que The Cry of Love.
ImageImage Le rêve était passé et l’O.V.N.I., cet artiste hors norme nous quittait à l’âge de 27 ans après avoir créé en quelques petites années une œuvre inoubliable, chamboulé tous les canons de la musique et en influençant tout le monde au passage…

Thanks a lot, Dear Jimi…

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